Né le 5 juillet 1982 à Beaumont
Humeur : calme au réveil, révolté vers 9h30 après avoir pris connaissance de toute l'inhumanité accumulée pendant la nuit
Membre du Parti Communiste Français
De retour d'un week-end familial, j'ai pu constater (s'il le fallait encore) toute l'étendue des capacités des forces conservatrices à agir en prescripteur d'opinion. Je ne sais en effet combien de fois en 4 jours, il m'a été demandé, presque avec un trémolo dans la voix, à la suite du survol de la page « France » ou « Monde » du quotidien régional, ou au détour d'un zapping sur BFM TV : « mais que va t-il se passer ? » Il est vrai, qu'en pleine période estivale, nous avons vécu un véritable week-end prolongé de crise, avec son lot de plongeons et de remontées du CAC 40 et du Dow Jones, et le véritable engorgement des transactions sur les marchés financiers. Pour le coup, le grand chassé-croisé annuel des « classes moyennes » contraintes de raccourcir leurs vacances faute de revenus, […]
Tendres imagos Des ruisseaux du matin il est comme des corps Les volutes de brume brouillent et décorent L’horizon encore frais des souvenirs nocturnes Au bord les saules pleurent leurs fluides taciturnes Sous leurs pieds entrelacés se cachent et se confondent Les vies entremêlées des animaux de l’onde Déjà de toutes petites notes d’or dansent Et se dandinent sur les flots douce cadence Une brise légère anime ce ballet. De tendres imagos en prisonniers mouillés Et se découvrant nus décident d’un assaut Ignorant l’infortune qui guette les héros Ils jettent leur éros dans cette unique mue S’abandonnant sans crainte au désir inconnu Soudain une alcôve liquide vient comme les happer Car sous l’aube qui coule la belle s’est éveillée
Le cocktail politique servi depuis quelques mois se résume une nouvelle fois à l’analyse et au « décryptage » par les éditocrates et les rédactions politiques des chaînes des derniers sondages d’opinion présidentiels. Quelques jours avant les élections cantonales, comme en 2005 lors du vote sur le Traité Constitutionnel Européen, la fabrique à consentement s’est mutée en machine à diversion et à perversion, en effaçant du « discours politique » tous les éléments de contenu. C’était la « séquence Marine Le Pen », qui s’est d’ailleurs prolongée quelques semaines au-delà, afin de capitaliser sur du « vide politique », et d’empêcher toute réflexion sur les fondamentaux de la crise et de la souffrance sociale imposée au peuple. Sans vouloir être trop long sur les mécanismes en place, je […]
Vous avez tous noté j’en suis sûr, l’information essentielle des JT de 20 heures hier soir : Nicolas Sarkozy rencontrait hier « les maires ruraux d’Eure-et-Loire », pour « sans doute mettre en contraste ces campagnes si calmes au contraire des villes si agitées » se risquait le commentateur du reportage qui lui était consacré sur France 2. Le Président des riches était donc en tournée hier en zone rurale, avec une petite visite d’entreprise devant des ouvrières triées sur le volet, avant un discours démagogique sur « la chienlit » et le « on ne peut pas faire autrement pour les retraites », vieille rengaine à la Thatcher. Le reportage se concluait sur un cadrage impeccable du Président dans une salle où les maires ruraux en arrière plan avaient plutôt des têtes de conseillers […]
Sans doute dépassée par l’ampleur du rejet du projet de réforme des retraites du Gouvernement, et plus encore du report de l’âge de départ au-delà de 60 ans, la presse nationale de tendance sociale libérale (Libération, Le Nouvel Obs, L’Express…) a bien du mal à rebondir sur la contre-proposition des socialistes… d’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans et au-delà pour chaque année d’espérance de vie gagnée. C’est justement de cela que les Françaises et les Français ne veulent pas. Aussi, il est devenu crucial de servir de nouveaux plats pour la même soupe, en publiant une bonne batterie de chiffres « indiscutables » sur le fait que les Français seraient d’accord avec les manifestants, mais qu’ils souhaiteraient uniquement revoir un peu la proposition gouvernementale qui […]
Si nous disposons aujourd’hui d’une analyse critique de la financiarisation de la lutte contre le changement climatique, à travers les mécanismes promus par le protocole de Kyoto (voir notamment à ce sujet l’ouvrage d’Aurélien Bernier, Le climat : otage de la finance, Mille et une Nuits, Paris, 2008 / et aussi article sur le blog), la soif d’innovation financière et d’intégration de la question environnementale au système capitaliste ne s’est pas arrêté pas au traitement du changement climatique. Ainsi, le grand tripatouillage de marché se construit de futures « opportunités » avec la lutte contre la perte de biodiversité, sous le patronage du secrétariat de la Convention sur le Diversité Biologique. En parcourant le numéro de juillet 2010 du magazine Planète Conservation de l’Union […]
5 h 30. C’est la reprise. Avec Marcel, nous partons tracter devant l’hôpital de Thiers pour le changement de service. Après les vacances, retour au militantisme pour tenter de mobiliser les personnels de l’hôpital sur la réforme des retraites avec les manifestations du 7 septembre. 5 H 45. Premiers tracts dans la fraîcheur. Avec Marcel, on discute. Il me parle de la situation des gars, à 900 euros par mois, « ficelés » par les crédits bancaires pour remplacer leur bagnole. Il me dit : « on se croirait revenu dans les années 1970, où tu faisais un crédit pour la machine à laver, pour la télé… » J’ajoute : « oui, avec la baraque en plus ». Conviction partagée : dur, dur de mettre les gars dans la rue dans ces conditions. 6 H 00. Ça bouge. Va et vient des aides soignant(e)s et […]
Après plusieurs mois d’attente sur ma table de chevet, je viens enfin de plonger mon nez, en nocturne, dans le dernier bouquin de Joseph Stiglitz, le fameux Nobel d’économie globe-trotter, devenu vendeur de bouquins à succès. Pour faire suite à La grande désillusion en 2002, puis à Un autre monde : contre le fanatisme du marché en 2006, on se demandait bien ce que l’honorable économiste néokeynésien allait nous pondre de palpitant après la crise. Car il fallait bien sortir un bouquin d’après crise comme les autres. Déjà en l’achetant, j’avais comme un pressentiment sur le contenu probable de ses 300 premières pages. Je m'imaginais quelque chose comme : « Je vous l’avais bien dit messieurs les présidents et gouverneurs de banques centrales qu’on allait se casser la gueule ! Nous, les […]